Le climat d'un vendredi aux Solidays?!

Publié le par Planck

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Pour répondre à la question; chaud, très chaud, lourd, caniculaire, gentil et engagé... D'ailleurs comment ne pas s'engager lorsque la programmation est exceptionelle et la communication collossale?

 

Avec des festivaliers venus des quatre coins de l'Europe et une farandole de saveurs présentées par 60 restaurants aux nationalités disparates, le festival dirigé par Antoine de Caunes transforme l'hippodrome de Longchamp en une véritable ville internationale.

On pouvait apprécier la charcuterie corse, les pizzas italienne, la raclette nordique et sur des tons plus exotiques un certain taboulé libanais, des suchis japonais, les brochettes argentine, la feijoada brésilienne, le dora wat IMG 1083éthiopien, les assiettes créoles...

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Tout a été organisé afin que chaque seconde ne soit que découverte et amusement. Les stands des 100 assos, les expos multimédia, et les manèges affolent et remplissent les heures de promenade et les pauses entre deux concerts.

 

Bref parlons de cette programmation exceptionnelle.

 

Arrivée à 16h. Découverte des lieux et des emplacements musicaux principaux (Bagatelle, Paris, César circus, Domino, et le dôme).

La voix jamaÏcaine de Winston Mcanuff se fait entendre et remercie la communauté hippie des festivals. En concordance avec l'esprit des Solidays, le reggae se devait être au rendez-vous. Et avec "electric dreads" le pari est réussi, l'après-midi chauffe sous le soleil et les riddim carnaciers du reggaeman... Il est 18h bientôt 19.

 

L'humeur général s'intensifie avec les deux anglais de Blood Red Shoes et leurs rythmiques sauvages et punk. Le couple manque de maturité tout de même et ne crée pas la sensation de ce vendredi.

 

 


 

 

 

Après une rapide visite de l'expo "sex in the city" vient l'heure vagabonde; on s'allonge, on s'embrasse, on mange. Il fait doux et Olivia Ruiz chante. Sa voix coquine a le mérite de rythmer les jambes françaises. Longchamp est chaleureux.

 

21h, passons aux choses sérieuses, le groupe le plus attendus de ces 3 jours entre en scène: et oui NERD, le trio américain mené par Pharell Williams. Bagatelle craque.

Comme du RnB sur lequel on aurait agraffé une mauvaise guitare, NERD endosse le rôle de la grosse déception musicale. Sauvé par le charisme asiatique de Pharell et les cris des jeunes lectrices de Closer, ces américains fouettent l'ambiance et haussent le ton de ce Vendredi.

En guise d'escuse (musical), un nouveau titre est joué, "help me", (ne valant pas 35€).

General Electriks pianotait en même temps... Nerd enfin merde, je ne sais plus.

 

 


 

 

 

La foule se déplace vers Paris, où Archive tentera de l'hypnotiser. Pas de doute ils sont géniaux, leurs synthétiseurs enivrent l'hippodrome jusqu'à une vulgaire coupure de courant.

Tristes et désolés, les festivaliers acclament les maîtres du rock progresifs. Fusibles réparés, ils reviennent et offrent une leçon de violence à leur prédécesseur (NERD) grâce au rappeur, Rosko John, dont le flow nous fît oublier la panne occasionnée il y a à peine 5 minutes.

 

 


 

 

 

Il fait nuit, il est 23h. Les Solidays portent une haleine éthilique mais personne ne s'attend à ce qui est en train de se préparer: les anglo-saxons de Kasabian... On était 40000, une fourmillillère révoltée, dansant et chantant les tubes de ce groupe qui connait le succés. La fosse s'emflamme sur "fire". Enorme, monstrueux, le rock grand publique de ce groupe est soigné et puissant. Il rafraichirait un désert en considérant leurs similitudes avec les grosses prod anglaises. La déferlante Kasabian est ternie par un semblant de prétention et d'orgueil. On croirait en une dispute entre les deux leaders. Il est minuit, le groupe part et 40000 personnes continuent à chanter mais ils ne reviendront pas.

 

 


 

 

   

C'est au tour de Wax Taylor et ses musiciens de prouver que le live leur appartient, mais passer après Kasabian s'avère douloureux. On comprend rapidement la déception qui s'installe. En rejouant les chansons d'un second album moyen Wax Taylor met du temps à démarrer, enfin jusqu'à la dernière chanson "Positively inclined".

 

 


 

 

 

On avait parié sur Bruxelles et elle nous le rend bien. Il est 1h, le public est plus restreint et Ghinzu va venir terrifier Bagatelle. Connaissant les versions studio des morceaux de ceux-ci, on savait Ghinzu comme une valeur sûre. Mais c'est en les écoutant délivrer leur râge mélodieuse qu'ils sont venu scotcher le public. Jhon Stargasm nous a même gratifié d'une danse qui rappelait étrangement la danse frénétique de Ian Curtis, la danse de l'épileptique. Une performance démente, un synthé magique, une ambiance hystérique. Les bruxellois ont fait mouche. Merci!

 

 


 

 

 

2h du mat, et l'heure est à la techno-punk et l'électro. On se dirige vers le Dôme où les italiens de Crookers livrent un live digne de leur succès; en passant par Domino où Elisa do Brasil métamorphose la foule en guerriers fous à lier.

 

 

 

On se rentre avant l'arrivé de Big Torrent et leurs remix déjantés.

 

S'engager socialement contre le sida, la pauvreté et les inégalités lors de rassemblement musicaux enthousiaste, je dis OUI! A l'année prochaine.

 

 


 

 


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