"Angles", un album des Strokes

Publié le par Planck

La bande à J. Casablancas revient après cinq longues années "divorcées". Depuis "First impressions of earth" les membres s'étaient mis en congés pour se consacrer à leur propre personne et laisser The Strokes en retrait. Tous les membres se sont vus participer à différents projets artistiques et se sont retrouvés en studio vers le printemps 2009. "Angles" est le fruit de ces deux ans de travail.

 

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La médiatisation disproportionnée de monsieur Casablancas devait probablement émoustiller les égos des autres membres (Nick Valensi, Fabrizio Morreti, Albert Hammond jr et Nikolai Fraiture) pour qu'ils décident de préparer les parties musicales sans le chanteur. En effet Julian reste à L.A et va même envoyer ses enregistrements vocaux par Internet... premier sujet à polémique au quel nous de répondrons pas.

Ce quatrième album qui marque les dix ans des Strokes se veut entier ou autrement dit, n'a pas pour but d'être un album by Casablancas. Nikolai Fraiture (guitare/basse) parlait aux Inrocks d'un retour aux sources, d'un retour des Strokes à l'époque de "Is This It". "Is This It" étant leur premier et meilleur album. Forcément les groupies ont ressenti les fameux éclairs d'excitation devant ces promesses avec tout de même de la retenue. 

 

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Les uns croient au génie de Julian sans qui rien ne serait possible, les autres essayent d'imaginer le résultat final en sachant les cinq membres bien décidés à marquer l'album. On parle de la mort du groupe, de la fin du monde, rien d'intéressant.

"Angles" est un album géométrique, différent des précédents. Le problème c'est qu'il n'y a pas de dynamique de groupe, aucune réelle implication et les angles sont arrondis. Rien de très ouf à la première écoute même si on constate des prises de risques sur l'ensemble.

 

 

 

 

Le single de l'album. Under Cover of Darkness est une petite bombe rock sans prétention. Et ce n'est pas la seul, l'album cache quelques précieuses mélodies. Taken for a fool, Gratisfaction, Metabolism et leurs riffs strokesiens entreront dans la catégorie des classiques. Puis il y a les autres titres, totalement dans la mouvance pop indépendante mais qui se laissent volontairement écouter, notamment Machu Pichu, Two Kinds of happiness et Call me back sont musicalement dans le moule... Mais devons-nous rappeler que les Strokes sont un des premiers grands groupes indé de ce second millénaire? Devons nous vous dessiner ce millénaire pop où tout se recycle, où tout est transformation (et surement pas "création" dans le sens noble du terme)? 

Cette multitude de groupes indépendants finit par dépendre de tout ce qui se crée, ne crachons pas sur cet album qui ne manque pas de bonnes surprises. Son identité n'est pas si confuse. Sans être à la hauteur de "Is this it", on peut d'ores et déjà classer "Angles" dans les meilleurs album de cette année 2011.

Pour les amoureux éperdus du futur héritier de l'agence Elite, "Phrases for the Young" (l'album solo du chanteur) n'atteint pas les genoux de "Angles"...

 

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El Quijote de La Farola 20/04/2011 14:09


Salut Aurélia, si tu enlèves Mr Doherty aux Libertines il reste toujours Karl Barat, le couple vaut de l'or. Mais il est vrai que si tu le retires des babyshambles, il ne reste plus grand chose.
Peter Doherty est à mon sens unique sur la scène musicale, il s'inscrit finalement plus comme B. Biolay, comme one man band (en mieux entre nous), une sensibilité aigue, une plume acerbe et une
prestance démentielle font de Doherty le Rimbaud de notre époque.
Pour revenir sur les Strokes, Julian est en effet indispensable mais la musique by Casabalancas est moins pertinante que celle des Strokes et on peut comprendre les autres membres désirant influer
sur cet opus. Un groupe de rock ce n'est pas un chanteur accompagné mais des créateurs prêt à donner le plus possible pour la musique commune. Jim Morrison a été sollicité plusieurs fois pour
lacher ses musicos, ce qu'il n'a pas fait, aujourd'hui les Doors sont plus que légendaire, et le solo de piano de "riders on the storm" est simplement parfait...
à la prochaine, besos


Aurélia 19/04/2011 17:26


Merci pour cet article, j'ai appris plein de choses sur la création de cet album (les échanges mails etc).
C'est sûr que ça ne vaut pas Is this it etc mais certaines chansons sont plutôt biens.
Par rapport au Strokes sans Julian, ce n'est pas vraiment possible car une voix est difficilement remplaçable (à part un chanteur vraiment merdique). ça aurait autant de succès que les Libertines
sans Peter Doherty.

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