Bret Easton Ellis, "Suites Impériales"

Publié le par Planck

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Suites Impériales est le nouveau roman surexcité de Bret Easton Ellis. Cinq ans après Lunar Park, l'auteur garde son rôle d'enfant terrible de la littérature américaine.

La star évoquait dans différentes interviews que des angoissent précédaient l'écriture de ses livres; et ce stress ,qui poussa l'écrivain à nous faire découvrir Suites impériales, ne se lit pas mais se subit dès les premiers mots. C'est un roman haletant où les phrases subordonnées se chevauchent pour former l'oeuvre d'un auteur pas inconnu.

En effet, l'instigateur du roman X remet en scène anxiolytiques, drogues, apparences charmantes, schizophrénie, meurtres, prostitution, dans la suite de son premier roman Moins que zéro.

Rain, le personnage: elle est la femme fatale, elle est une beauté illusoire, fantomatique; sollicitée par tous les personnages masculins, Rain se retrouve au coeur d'une série de meurtres. Elle n'est bien sûr qu'un mirage plastique, "la surface représentée par Rain est en réalité tout ce qu'elle est", qui anéantit le pauvre Clay, déjà largué et déshumanisé au début du livre. Leur relation diabolique terrorise et émerveille.

Suites Impériales" est pour Clay comme une seconde chance, de récupérer une âme vendue, il y a bien longtemps maintenant, mais qui s'avère être un piège immonde, une embûche fatale. Il est le héros déchu de la mythologie contemporaine .

Ellis invente encore une dystopie s'étalant sur quatre semaine dans un L.A. effervescent mais qui commence réellement à la fin du dernier paragraphe, à la fin de la dernière phrase "je n'ai jamais aimé personne et j'ai peur des gens".

On observe tout le long du roman l'écriture de Ellis caricaturée avec par exemple une scène de cul "à la American Psycho" bâclée ou des courses poursuites ridicules face à celles qu'on avait l'habitude de lire. Suites Impériales semble incomplet. Bret Easton Ellis a probablement écrit son moins bon livre, loin derrière ses prédécesseurs comme "American Psycho" ou "Glamorama" le septième livre de l'américain déçoit et les fans restent sur leur faim. 

Voici la bande annonce du livre, et oui, à la base rien n'est trop grand pour Mr. Ellis...

 


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